
En cette journée de beau temps typique du mois de septembre parisien, je me retrouve à la terrasse d’un café pour partager quelques boissons fraîches avec un ami et collègue de travail.
Dans le fil de la conversation, je lance : “faut que je te parle d’un projet, je voudrais lancer un …” et là, j’hésite. Que se passe-t-il ? J’ai du mal à sortir le mot “blog”. Après tant d’années (plus de 5) durant lesquelles j’ai assumé mon statut de blogger, en tirant parfois même de la fierté, lui devant également mon travail actuel, après tant d’années, voilà que le mot m’écorche la bouche.
Je dois me rendre à ce constat terrible : le blog est passé. Trop entendu, trop galvaudé, trop souvent synonyme de projet avorté, d’accessoire média bas de gamme.
Va-t-il falloir le faire renaître de ses cendres sous un autre nom ? Dans ce cas-là, quel sera-t-il ?
Ceci étant dit, je ne mets pas en cause le travail de qualité de nombreux bloggers de part le monde. C’est juste l’expression qui ne va plus.
Quel est l’impact d’un tel constat sur le web market ? Aucun, pour l’instant, ni même pour les années à venir. Le temps que ce ras-le-bol se généralise, y a encore de quoi faire.
Mais mon projet n’est pas de lancer un blog, mais plutôt un magazine online… j’aurais envie de dire un “fanzine”… oui, un “fanzine”, ça fait old school. Et le old school à la cote en ce moment.

2 Comments
Il est évident que le terme blog a été tourné à toutes les sauces et devient indigeste. Il y a tellement de formes de blogs qu’un seul terme ne peut suffir.
Un petit exemple qui m’est arrivé, je me suis vu refuser l’inscription dans une base de donnée presse car j’éditais un blog. Cela m’est arrivé plusieurs fois et “l’excuse” était “Nous n’acceptons pas les blogs dans nos fichiers”… Assez étonnant et plus ou moins vexant non?
Le blogueur véhicule encore une image d’amateur, car même s’il existe autant de blogs “sérieux” que de blogs légers, le grand public a encore en tête l’image d’un page perso type fin des années 90, relookée et avec un nom différent.
Peut être qu’il est parfois bon de dire que l’on tient un “site” ou un “magazine en ligne”, lorsqu’on discute avec quelqu’un qui n’est pas du milieu