
Il y a des films qui tombent à point nommé.
C’est le cas de The Hangover.
Je replace dans le contexte : cette année, deux de mes amis se marient. Pas ensemble, mais chacun de leur côté. J’ai fait l’enterrement de vie de garçon de l’un. Pour l’autre, je ne suis même pas sûr qu’il y en ai eu un. Disons que, dans notre société actuelle, il arrive de plus en plus que le mariage soit désacralisé : raisons fiscales, administratives, environnementales… Il arrive donc que l’enterrement de vie de garçon passe plus ou moins à l’as.
The Hangover raconte un lendemain de vie de garçon à Las Vegas qui, forcément, part en brioche. The Very Bad Thing avait posé les critères du genre. The Hangover, Very Bad Trip en français (que d’imagination !), renouvelle l’exercice de style.
Une bande annonce efficace m’avait titillé et le côté déjanté du film ne pouvait que me plaire. Mais quelques avis excités de mon entourage ont freiné mes ardeurs. Il semblait alors que tous les bons passages du film se trouvaient dans la dite bande-annonce. Film relayé au placard.
L’histoire aurait pu s’arrêter là mais, soudainement, via Twitter, je lis que Michel (rédacteur passif de ce blog) a beaucoup apprécié le film. Et comme quelqu’un qui a aimé Le Dalia Noir et Volver ne peut avoir que bon goût en matière de cinéma, je me suis dit… “tiens, je vais quand même y jeter un oeil”.
Voilà qui est chose faite. Et j’ai passé un bon moment. Ce n’est pas le film du siècle, ni celui de l’année, mais c’est bien détendant. Une comédie comme nos amis américains savent les faire, un bon film d’été, à ne pas forcément voir en famille au risque de se retrouver à devoir répondre à des questions aux quelles il est compliqué de répondre (si ce n’est pas le cas, pensez rapidement à amener votre enfant.
Pour tout dire, ce qui sauve ce film ce sont les personnages qui, bien que répondant aux clichés du genre (le coincé, le cool, le déjanté et la victime malgré elle) s’avèrent bien pensés, de bonnes surprises sont au rendez-vous et le dénouement est assez frais pour éviter un goût amère de régurgitation.
Sympathique et détendant, telle sera ma conclusion pour ce film, moins barré que Dude, Where is my Car et moins trash que The Very Bad Thing, il marquera l’histoire des bonnes gueules de bois.
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