La mondialisation a oublié la culture

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dels - flashing lights
Crédit photo : Dels

De bon matin, la lecture d’un article du site Rue89, en partenariat avec lesinrocks.com, me rappelle à quel point la culture est la grande oubliée de la mondialisation.
Je m’explique. L’article en question présente le top 10 des séries les plus téléchargées sur le web en comparant leurs audiences lors des diffusions télévisuelles. On remarque ainsi qu’une série qui est en perte d’audience ou a un succès mitigé à la télé peut être une star du téléchargement sur le web. Le rapport avec la mondialisation ? Et bien tout simplement l’écart temporel qui existe entre la première diffusion dans le pays d’origine (essentiellement les USA) et le reste du monde, ajouté au développement d’équipes amateurs de traduction et de sous-titrage, fait que les amateurs d’une série vont la regarder sur le web plutôt qu’à la télévision. Ainsi, un épisode d’une série américaine sera disponible pour le reste du monde en version originale sous-titrée à peine une semaine après sa diffusion à la télé. Alors qu’on peut attendre facilement 1 à 2 ans pour qu’il soit diffusé par la télévision locale. Si tant est qu’elle soit diffusée un jour.
La grande leçon à retenir est, encore une fois, qu’il faut être à l’écoute des mutations de l’usage des médias et savoir s’y adapter en oubliant l’idée qu’on puisse contraindre à outrance les usagers.
Diminuer l’écart temporel entre les diffusions nationales et internationales, le tout en version originale sous-titrée, permettrait d’éviter aux internautes la galère du téléchargement ou du streaming, de les ramener vers la télévision, qui est toujours plus confortable que l’ordinateur et de profiter de l’atout linguistique quasiment absent de nos chaîne de la TNT qui ne jurent que par la VF.
Bon, il est vrai qu’il faut tenir compte du fait que regarder la télé sur un ordinateur est un moyen pour la jeune audience de faire illusion auprès de leurs parents : “- Kevin, fais tes devoirs ! – Mais euh, je les fais làààà… ch’uis en train de faire des recherches sur YouTube !” Vous voyez le genre.
Il en va de même pour la musique : il est parfois plus facile de télécharger un album sur le web que de l’acheter (en magasin ou sur une plateforme de téléchargement type ITMS) en toute légalité parce que la maison de disque n’a pas jugé bon de le rendre disponible dans le monde entier. Ainsi, je vous mets au défi de trouver de la J-Pop sur le ITMS français, tout comme le groupe Clap Your Hands Say Yeah uniquement disponible sur l’ITMS américain. Dommage !

L’article sur Rue89 – Séries télé : les vrais chiffres du piratage.

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4 Comments

  1. Posted 23:09:2009 at 0:57 | Permalink

    d’où la nécessité d’avoir un compte ITMS FR et US, voir plus…
    non seulement on trouve plus de choix mais c’est moins cher !!

  2. Nicolas Gut
    Posted 23:09:2009 at 1:09 | Permalink

    C’est pas faux ! Mais c’est encore du système D, alors que les choses pourraient être si simples…

  3. Lily
    Posted 23:09:2009 at 11:42 | Permalink

    Tu m’avais caché ce p’tit côté bisounours :D
    Les oeuvres n’arrivent pas assez vite dans les autres pays pour des problèmes de droit (que le WEB ne connait pas) : signature des contrats de distribution, traduction, obtention d’un visa d’exploitation dans le pays concerné, validation par le comité audiovisuel pour la protection des enfants (tu sais le truc interdit aux moins de 10 ans toussa…). Tout ça, c’est très coûteux, surtout pour un studio qui ne sait pas toujours si ça vaut le coup : ils attendent probablement de tester l’audience dans le pays d’origine avant de lancer les démarches dans 20 autres pays de législation différente. Et une fois qu’ils sont décidés, il faut encore que la télévision locale soit convaincue de l’intérêt du produit…
    Du coup il se passe un an, voir deux… quand c’est pas pire.

    Moi chuis pour créer un accord internationale sur la diffusion audiovisuelle, comme ça on pourrait aller regarder les chaînes des autres pays (contre monnaie sonnante et trébuchante).. mais c’est pas pour tout de suite vu comment les choses sont zonés en France (exemple : les chaînes UK doivent rendre le replay de leurs émissions impossibles à partir d’IP Française pour des problèmes de droit de diffusion…)

  4. Nicolas Gut
    Posted 23:09:2009 at 12:34 | Permalink

    Yes, sous ma carapace de Transfomer !
    Assez d’accord avec ce que tu dis, d’autant que tu soulignes bien les raisons des retards de diffusion.
    Egalement, très vrai le coup d’une licence globale basée sur le web, diffusée via quelconques mediacenters avec un modèle économique à péage ou à pub, peu importe.
    Mais, en tout cas, arrêter de compartimenter les droits car c’est ce qui pousse, en partie, à pirater pour s’affranchir de ces barrières.

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