iCloud – horizon nuageux

Cette semaine, Apple va annoncé le lancement du tant attendu (et depuis longtemps) son service de streaming lié à iTunes : iCloud.
Sympathique idée que celle de retrouver toute sa bibliothèque musicale (discothèque ?) où que l’on soit. Surtout que même en cumulant mon iPod touch, mon iPhone et mon iPad, je n’arriverais pas au bout de mes mp3.
Oui, mais voilà… mon forfait iPhone SFR 3G illimité est limité à 500 Mo par mois, après ça, la bande passante est un vrai calvaire. Le wifi ? toujours délicat de trouver du wifi en dehors de chez soi : dans la rue, mieux vaut éviter de bouger si par le plus grand bonheur on est tombé sur une borne accessible (même en ayant accès à SFR wifi et Free wifi) ; au bureau, le réseau sans fil est tellement sécurisé qu’il faut faire enregistrer sa machine par le service technique et le wifi ne couvre pas tous les bureaux (le mien est hors de portée !).
Alors que va-t-il advenir du service iCloud pour celles et ceux qui sont dans le même cas ?
J’ai bien peur que l’enthousiasme ne se dégonfle tel un ballon de baudruche en plein soleil. A mois qu’il y ait pression venant de Cupertino sur les fournisseurs pour augmenter le volume de données téléchargeables en 3G… A voir.




L’heure n’est pas vraiment au débridage d’internet … au contraire … et ce, même hors 3G.
Alors vivons nous les dernier instant de l’internet libre..?
Voir l’article de macbidouille “Neutralité du net : chronique d’une mort annoncée”
http://www.macbidouille.com/news/2011/06/07/neutralite-du-net-chronique-d-une-mort-annoncee
Article très intéressant.
Le problème principal est le même que celui de l’industrie musicale.
Certains acteurs aimeraient figer dans le temps leurs modèles économiques.
Les FAI, qui n’hésitaient pas à facturer très cher abonnements et données transitées à l’époque du web téléphonique (56K), sont passés à des forfaits illimités, chers eux aussi pour le consommateur, en quantités de données, ce qui était tout bénéf pour ces FAI car le web, essentiellement images et textes à l’époque, était très léger en bande passante.
Mais le retour de bâton, sous la forme meilleures performances des terminaux, développement de la production de contenu, s’est fait sentir en quelques années et les FAI ne veulent pas lâcher leurs poules aux oeufs d’or et continuer à faire les mêmes marges quelque soit la mutation de l’industrie. C’est la même chose pour l’industrie du disque ou la distribution alimentaire : on nivèle les tarifs par le bas en amont et on nivèle par le haut côté consommateur pour assurer les meilleurs profits.
Dès que ce déséquilibre est rompu, ça coince avec prise d’otage et pression sur les différents acteurs.
Ne faut-il pas que la position de FAI soit reconnue d’utilité publique et dégagée de la notion de profit pour résoudre le problème ? Un peu comme pour la diffusion de la télévision, finalement. Qui se pose la question de la quantité de données qui explose avec la télévision HD en TNT ? Personne.
A force de penser que le web est synonyme d’argent facile, on se casse les dents… et ça, très régulièrement.
Le temps d’une déception supplémentaire pour les gros du business, le temps de se rendre à l’évidence et on passera à autre chose… mais ces industriels ne font plus le poids dans le bras de fer avec le consommateurs sur le web. La preuve avec la musique, le modèle est en mutation, de manière immuable, malgré toute la réticence possible et imaginable.
La solution pour ces industriels ? S’adapter et faire travailler l’imagination…. Ouch ! Dur programme que voilà !